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Quelques effets à long terme de la pandémie

Il est évident que la présente crise sanitaire aura des conséquences à long terme dans nos vies. Certes, la santé de l’économie en préoccupe plusieurs, mais il ne faut pas oublier que de nombreuses problématiques de santé publique sont à prévoir au cours des années suivant la pandémie.
Les effets négatifs de la solitude, tant sur la santé psychologique que physique, sont déjà bien documentés. Ainsi, l’isolement social qui a prévalu pendant le confinement laissera certainement des marques chez plusieurs. On sait, par exemple, que les personnes qui souffrent de la solitude développent, plus que d’autres, des problèmes cardiovasculaires. Elles sont également plus susceptibles de contracter des infections à cause de défenses immunitaires diminuées. Un manque d’interactions sociales peut aussi avoir des effets sur la mémoire et la qualité du sommeil, favorisant ainsi l’apparition de symptômes dépressifs. Il est difficile de prévoir l’ampleur des répercussions causées par l’état de stress vécu durant le confinement, mais il est à souhaiter que les décideurs pourront anticiper une partie du problème à venir en allouant les bonnes ressources aux bons endroits.
La bonne nouvelle, c’est que la solitude est un sentiment subjectif. Par conséquent, il est possible d’influencer les perceptions et le vécu de ces personnes afin d’améliorer leur qualité de vie.
Pour mieux comprendre les effets de l’isolement sur les individus, lisez ce récent article paru dans Le Devoir.

Journée mondiale de l’environnement

Le 5 juin a été désigné Journée mondiale de l’environnement par l’organisation des nations unies. Cette année, cet événement revêt une signification particulière car la pandémie offre une occasion de mettre en lumière les liens qui existent entre la santé de la planète et la santé de l’être humain.
Il est évident que le télétravail, devenu généralisé de manière subite, a contribué à améliorer la qualité de l’air. Mais il faut maintenant prendre conscience que nos comportements ont une influence directe sur notre santé. On estime qu’environ 60 % de toutes les maladies infectieuses chez les humains sont des zoonoses, c’est-à-dire qu’elles nous parviennent par l’intermédiaire des animaux. Ainsi, plus un écosystème est riche en biodiversité, plus il est difficile pour un agent pathogène de se propager ou de dominer. Par conséquent, une biodiversité affaiblie multiplie les possibilités, pour ces agents, de passer des animaux aux êtres humains.
La menace d’un augmentation des épidémies de zoonoses dans le monde est un sujet de préoccupation depuis 2016. 75 % de toutes les maladies infectieuses émergentes chez l’être humain sont des zoonoses et sont étroitement liées à la santé des écosystèmes. Saurons-nous maintenir nos nouvelles habitudes pour le bien-être de la planète? C’est à espérer…

Un nouveau cadre économique pour le Québec

La crise sanitaire mondiale qui a frappé l’économie a révélé les faiblesses d’un système qu’on nous présentait pourtant comme solide, flexible, dynamique et prévoyant. Malgré une panoplie de programmes d’aide aux entreprises, la fragilité du système capitaliste nous apparaît maintenant évidente. Les gouvernements, un peu partout dans le monde, ont choisi de maintenir artificiellement en vie des entreprises, dans l’espoir que tout pourrait repartir comme avant lors d’un déconfinement. Pourtant, nous ne sommes pas sans savoir que ce capitalisme effréné met en danger les écosystèmes.

Pour plusieurs, le capitalisme est la seule manière d’envisager l’économie. L’IRIS, dans un document de réflexion publié le 21 mai, nous propose d’autres cadres économiques. Une réflexion qui s’appuie sur les besoins des populations et des modèles de coopération. Pour télécharger le document, c’est ici.

Revoir notre rapport au vieillissement

La crise de la Covid-19 a un effet d’accélérateur sur la prise de conscience nécessaire, au sujet de nos personnes aînées. Ce n’est pas consciemment que, en tentant de protéger les personnes âgées, nous les infantilisons. Est-ce un phénomène nouveau ? Malheureusement non. Ce qui est nouveau, c’est que des situations qui existaient bien avant la crise sont dévoilées au grand jour. Et que pour une rare fois, nous sommes appelés à réfléchir sur notre rapport au vieillissement, et à l’anxiété qu’il génère.

S’il est un concept dont nous entendons parler ces derniers temps, c’est celui de l’âgisme. Plutôt méconnu du grand public, l’âgisme commence à être mieux compris. Martine Lagacé, l’une des grandes spécialistes de l’âgisme, au Québec, a fait plusieurs apparitions dans les médias depuis le début de la crise. Elle déplore notamment les répercussions de l’âgisme sur l’estime de soi des aînés. La compréhension des phénomènes liés à l’âgisme passe également par les notions de communication intergénérationnelle, d’identité et de relations intergroupes.

L’âgisme, c’est d’abord l’exclusion de certaines personnes sur la base de leur âge. C’est aussi de considérer toutes les personnes âgées selon des critères uniformes. Par exemple, un comportement qu’on a beaucoup observé au cours des dernières semaines, c’est d’agir comme si toutes les personnes aînées étaient à risque, même si plusieurs de ces personnes sont en excellente santé.

Notre attitude face au vieillissement est révélatrice d’un profond malaise. Ainsi, face à l’angoisse de vieillir, il semblerait que nous adoptions une forme de distanciation psychologique. Notre société est ainsi segmentée : il y a des centres de personnes âgées, des résidences, des centres de soins de longue durée d’un côté, et de l’autre côté, on a des garderies, des écoles. On retrouve peu de lieux pour favoriser le dialogue entre les générations. De tout ceci découlent plusieurs questions et des débats de société sont à venir.

Pour en savoir plus à propos de l’âgisme, vous pouvez consulter cette page sur Radio-Canada. Plusieurs ouvrages de Martine Lagacé sont aussi disponibles aux Presses de l’Université Laval.

L’APRFAE remet 1 200 $ aux Banques alimentaires du Québec

En réponse à la crise sanitaire sans précédent que le Québec traverse depuis déjà plusieurs semaines, le conseil d’administration de l’APRFAE souhaite venir en aide aux personnes les plus vulnérables de la société en remettant un montant de 1 200 $ aux Banques alimentaires du Québec. Cet organisme a pour mission de mettre en commun des ressources et des expertises afin de contribuer à l’aide alimentaire aux personnes dont la situation est précaire. Nous sommes persuadés que ce don permettra d’apporter un soutien direct aux ménages les plus durement touchés par cette crise.

L’APRFAE compte maintenant plus de 1 700 membres répartis dans sept régions du Québec soit Montréal, Laval, Québec et l’Outaouais, dans lesquelles se trouvent les quatre plus grands pôles urbains du Québec, ainsi que dans les Basses Laurentides, la Montérégie-Ouest (Vaudreuil-Dorion) et la Haute-Yamaska (Granby et environs). Ce don sera affecté aux banques alimentaires de ces régions, là où les besoins sont les plus criants.

En cette période d’incertitude, l’Association démontre ainsi sa solidarité envers les populations qui subissent les effets collatéraux de la pandémie.

 

Les droits à la santé

Dans un communiqué publié le 6 avril dernier, la Ligue des droits et libertés faisait état des différents facteurs que les gouvernements doivent prendre en considération dans l’élaboration de leurs politiques de santé publique. Près d’un mois plus tard, cette analyse demeure tout-à-fait pertinente et le déroulement des événements nous permet d’ailleurs de mieux apprécier les enjeux entourant cette crise sanitaire.

Le droit à la santé inclue non-seulement le droit au bien-être physique mais aussi aux bien-être psychologique et social. Le rôle de la santé publique inclut quant à lui la protection de la santé mais surtout la promotion et la prévention. Or, on constate depuis le début de la crise que le sous-investissement chronique dans ces secteurs nous rattrape cruellement. L’érosion de la mission des CLSC au profit du développement des cliniques privées fait en sorte que les déterminants sociaux de la santé comme, par exemple, le revenu, le genre, la racisation, l’environnement, sont de moins en moins pris en compte. De plus, les aspects psychosociaux de la santé sont plutôt négligés par le système et les effets du stress, de l’anxiété et de l’isolement ont actuellement des effets non-négligeables sur le bien-être général de la population. Encore ici, les personnes qui ont accès à une assurance privée pourront avoir recours à des ressources spécialisées plus facilement que celles qui doivent compter uniquement sur le réseau publique.

Les effets du confinement sont révélateurs de certaines inégalités sociales et on voit maintenant à quel point le droit à la santé interfère avec d’autres droits humains. Pour rectifier le tir, les mesures d’aide actuelles ne devront pas être suivies d’une nouvelle période d’austérité budgétaire qui accroîtrait ces inégalités et porterait, une fois de plus, atteinte aux droits à la santé.

Pour lire le communiqué de la LDL, c’est ici!

Journée internationale des travailleuses et des travailleurs

Les célébrations entourant le 1er mai seront cette année atypiques. C’est le moins qu’on puisse dire, alors que les deux tiers de la planète célébreront hors de leur lieu de travail, confinement oblige. Une fête du télétravail, bien amère pour les personnes qui ont momentanément perdu leur emploi.

Quelques constats commencent à se dégager de cette crise. Notamment, les pays qui s’en sortent le mieux du point de vue économique sont ceux qui pouvaient déjà compter sur un filet social et des programmes de redistribution de la richesse développés. Jamais la solidarité n’aura été aussi importante. On comprend aujourd’hui, plus que jamais, tout le sens de ce mot ainsi que la nécessité de protéger ces programmes.

Nous profitons de cette journée pour saluer les travailleurs au front depuis le début de la crise : le personnel soignant ainsi que tous les travailleurs essentiels qui se dévouent pour que bientôt, tout revienne à la normale!

Nationaliser les résidences pour personnes aînées?

Nous le savons – et la triste expérience européenne aurait dû y préparer le gouvernement québécois –, c’est dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) et les résidences privées pour aîné·e·s (RPA) que le virus provoque des hécatombes, là précisément où il aurait fallu prendre le plus de précautions. En date du 7 avril, près de la moitié des décès attribuables à la COVID-19 s’étaient produits dans des CHSLD, et 20 % dans des RPA. Cette catastrophe sociale s’explique par des raisons structurelles qui perdurent depuis des années : des conditions de travail déplorables, un manque d’écoute des gens sur le terrain et la pression à la rentabilité des résidences privées. La réponse cohérente devrait se faire sur deux fronts simultanés : nationalisation des installations privées et démocratisation des établissements publics. En réponse à cette problématique, l’IRIS a récemment publié un article sur son blogue. Pour lire le billet de l’IRIS… Cliquez ici!

 

La Capitale offre une remise à tous ses clients en assurance automobile

Depuis le 7 avril dernier, La Capitale – Assurance et services financiers offre à tous ses clients en assurance automobile une remise sur leurs primes d’assurance de véhicule de tourisme ou commercial. Le respect des mesures de confinement en lien avec la COVID-19 a un effet sur la fréquence des accidents automobiles et il est normal que cette situation ait un impact sur les primes des assurés. Cette mesure s’applique à tous les clients, qu’ils aient ou non réduit le kilométrage qu’ils parcourent habituellement.

Pour lire le communiqué…

Respectez les consignes de santé publique !

Il est primordial de modifier nos comportements pour pratiquer la distanciation sociale pour tous, et la quarantaine pour celles et ceux qui présentent des symptômes de la COVID-19 ou qui reviennent de voyage. Chaque geste compte!

Pour des réponses à vos questions au sujet de la pandémie, consultez le site internet du Ministère de la Santé et des Services sociaux.  En cas de doute quant à votre état de santé, appelez le 418 644-4545 pour la région de Québec, le 514 644-4545 pour la région de Montréal, le 450 644-4545 pour la région de la Montérégie, le 819 644-4545 pour la région de l’Outaouais ou le 1 877 644-4545 (sans frais) ailleurs au Québec.

Nos bureaux sont présentement fermés. Cependant, nous assurons les services aux membres – presque – comme à l’habitude. Vous pouvez nous contacter préférablement par courriel, une réponse vous sera acheminée dans les meilleurs délais. Toutes nos activités culturelles sont annulées jusqu’à nouvel ordre.