Le jeudi 29 janvier dernier, monsieur Élias Boubezari, directeur du développement des affaires chez Desjardins, Caisse de l’éducation, était présent en nos murs afin de présenter une session d’information portant sur les fraudes technologiques. Plus d’une soixantaine de personnes ont assisté à cette rencontre tenue en mode hybride.
Cette session avait pour objectif d’informer les participantes et les participants afin de leur permettre de renforcer leur vigilance au cas où un fraudeur tenterait de les tromper. Celles et ceux qui ont assisté à cette session d’information ont pu se familiariser avec les différents types de fraudes afin de les reconnaître et surtout être aptes à s’en prémunir. Cette rencontre avait aussi pour but de développer la capacité à signaler une fraude avec précision pour mieux lutter contre ce fléau et protéger le public. Chaque année, c’est au-delà de 500 millions de dollars en pertes financières qui découlent directement des arnaques technologiques.
Les principales arnaques employées par les fraudeurs
En première partie de présentation, monsieur Boubezari a défini les principales fraudes dont sont victimes les personnes retraitées, le vol d’identité et l’hameçonnage arrivant en tête de liste.
Le vol d’identité est une fraude qui consiste à s’approprier, utiliser ou exploiter sans autorisation les renseignements personnels d’une autre personne (date de naissance, numéro d’assurance sociale, coordonnées bancaires, mots de passe, etc.) dans le but de commettre des actes frauduleux.
L’hameçonnage, lui, est une technique de fraude qui vise à leurrer une personne afin de lui soutirer des renseignements personnels, financiers ou confidentiels, en se faisant passer pour une organisation, une entreprise ou une personne de confiance. Cette fraude se manifeste généralement par des courriels, des messages ou des appels téléphoniques frauduleux, etc.
Certains signes permettent de reconnaître qu’une fraude est possiblement en cours. Elle survient souvent de manière inattendue et s’accompagne d’un sentiment d’urgence, pressant la personne ciblée d’agir sans réfléchir. Le message peut adopter un ton menaçant ─ évoquant des sanctions ou des conséquences graves ─ ou, à l’inverse être excessivement courtois et flatteur afin d’instaurer un climat de confiance. Les demandes formulées sont fréquemment anormales ou inhabituelles, tout comme les offres « trop belles pour être vraies ». Enfin, l’insistance sur le caractère prétendument « ultra secret » ou confidentiel de la démarche vise à isoler la victime et à l’empêcher de demander conseil.
Différentes arnaques ont ensuite été évoquées : l’arnaque téléphonique, l’arnaque de l’argent facile, l’arnaque amoureuse ainsi que l’arnaque des grands-parents. Celle-ci consiste en un escroc qui se fait généralement passer pour un petit-enfant et invoque une situation urgente dans le but de soutirer rapidement de l’argent ou des renseignements à une personne du troisième âge.
Ensuite, ce sont les fraudes financières qui ont été abordées, entre autres, la fraude à l’investissement. La plus connue est la combine à la Ponzi. La combine à la Ponzi est une fraude financière dans laquelle les rendements versés aux investisseurs proviennent de l’argent de nouveaux participants financiers, et non de profits réels. Le stratagème s’écroule lorsque les apports monétaires cessent.
Une nouvelle fraude a aussi été abordée : la fraude liée à un cryptoactif. Qu’est-ce qu’un cryptoactif ? C’est un actif numérique qui repose sur la technologie de la chaîne de blocs (blockchain) qui utilise la cryptographie pour sécuriser les transactions. Cet actif peut servir de moyen d’échange, de réserve de valeur ou donner accès à certains services numériques. Les cryptomonnaies, comme le bitcoin, en sont les exemples les plus connus.
La fraude liée aux cryptoactifs désigne toute manœuvre trompeuse visant à soutirer de l’argent ou des renseignements en exploitant les cryptomonnaies, notamment par de fausses plateformes, de faux investissements ou des promesses de rendements irréalistes.
En cas de doute, vaut mieux signaler que ne rien faire !
En conclusion, monsieur Boubezari a bien expliqué les actions à entreprendre pour signaler une fraude :
- Recueillir et mémoriser le plus d’informations possible afin de faciliter la localisation les fraudeurs.
- Appeler votre institution financière.
- Activer une alerte de crédit chez Equifax ou TransUnion.
- Communiquer avec le Centre antifraude du Canada.
- Si un conseiller financier est impliqué, communiquer avec l’Autorité des marchés financiers.
Cette session d’information s’est conclue avec trois judicieux conseils à appliquer : aiguisez vos réflexes, gardez l’œil ouvert et signalez en cas de doute. Trois actions qui se résument en un seul mot : vigilance !

