Accueil » Quelques effets de la pandémie chez les 50 ans et plus

Quelques effets de la pandémie chez les 50 ans et plus

C’est de plus en plus reconnu, le confinement et le stress qui l’accompagne ont des effets sur la santé mentale de la population. Isolement, perte de revenus et séparation d’avec les proches ont fait bondir les prescriptions d’antidépresseurs.

Démarrée en 2011, l’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement (ELCV) est un vaste projet de recherche dont le mandat est de suivre plus de 50 000 Canadiens de 10 provinces jusqu’en 2033. Cette plateforme nous donne déjà quelques indications des impacts réels de cette pandémie.

Les chercheurs ont immédiatement compris l’importance de récolter des données sur cette période de confinement qui aura certainement des effets à long terme sur le vieillissement de la population. Comme les volontaires de ce projet, aujourd’hui âgés de 54 à 93 ans, passent déjà plusieurs tests et sont observés sur une base régulière, il a été facile de trouver un échantillon représentatif de la pandémie. Entre la mi-avril et la fin du mois de mai, ce sont donc 28 559 Canadiens qui ont participé à une enquête.

20,4 % des sujets présentaient des symptômes de dépression, plus répandus chez les plus jeunes (26,6 % des moins de 55 ans et 22,9 % des 55-64 ans). Dans tous les groupes d’âge, ils étaient plus répandus qu’avant la pandémie (entre 18 % et 20 % chez les plus âgés).

D’autres volets de cette étude permettront par exemple d’avoir une meilleure idée du taux d’immunité collective, et d’en vérifier la durée. Si la situation sanitaire le permet, on comparera les cerveaux de personnes qui ont eu et n’ont pas eu la COVID-19.

Il faut mentionner que près du quart (23 %) des participants proviennent du Québec.

Pour l’article de La Presse, c’est ici!