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Personnes aînées et pandémie

La crise du coronavirus a démontré comment le financement des services aux personnes âgées n’a jamais été la priorité de nos gouvernements. Il a fallu l’arrivée d’un nouveau virus, silencieux et invisible à l’œil nu, pour que les médias s’intéressent à nos aînés. Au Québec, la presque totalité des décès (87%) ont eu lieu au sein de résidences pour personnes âgées. La situation a été difficile ailleurs également et cette pandémie de la COVID-19 a mis de l’avant comme jamais auparavant les conditions de vie des aînés au Québec et ailleurs dans le monde. Devrions-nous reconsidérer la place que nous réservons à nos aînés ? Il semble que la question soit pertinente puisque plusieurs pays se penchent présentement sur cette problématique. À preuve, la Société Française de Gériatrie et de Gérontologie (SFGG) qui a organisé une campagne d’envergure internationale pour combattre l’âgisme, campagne qui bat son plein ces jours-ci.

C’est dans ce contexte que Guilhème Pérodeau, professeure honoraire et gérontologue au Département de psychoéducation et de psychologie à l’Université du Québec en Outaouais a déposé cet été un mémoire au Comité permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie du Sénat. Intitulé Intégrées et en santé ou comment protéger les personnes âgées des prochaines pandémies, le document  contient des recommandations pour aider les aînés dans le contexte de la pandémie. Les sénateurs souhaitaient recevoir des mémoires au sujet de l’après Covid-19 et le document de Mme Pérodeau a retenu l’attention.

Voici les principales recommandations :

  • que les gouvernements provinciaux bonifient les enveloppes de maintien à domicile afin que tous puissent y avoir accès;
  • que les services essentiels (maintien à domicile et maisons de soins) aux personnes âgées, soient dispensés par les services publics exclusivement;
  • que l’évaluation de la qualité des soins soit qualitative (bienveillance) et non pas seulement quantitative (nombre de bains par semaine);
  • que le gouvernement fédéral finance des campagnes de sensibilisation sur le bien-vieillir et dénonce l’âgisme.

Lire le mémoire de la professeure Guilhème Pérodeau