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Pénurie de main-d’œuvre : Québec tarde à implanter des solutions

L’APRFAE lançait récemment son Guide sur le retour au travail des personnes retraitées. Plusieurs facteurs ont conduit l’Association à aller de l’avant avec ce projet, notamment par solidarité avec les enseignantes et enseignants. En effet, le retour au travail des personnes retraitées de la FAE atténue l’importance de la pénurie en occupant des postes laissés vacants ou en permettant aux profs de bénéficier des journées de congés auxquelles ils ont droit, mais qui sont souvent remises à plus tard, faute de trouver une ou un suppléant.
La pénurie de main d’œuvre est particulièrement visible dans les services publics et on observe des problématiques similaires dans les secteurs de la santé et de l’éducation : surcharges de travail, conditions d’exercice difficiles, salaires peu intéressants, autonomie professionnelle non reconnue, etc.
Le Journal de Montréal s’intéresse ces jours-ci à la question en publiant une série d’articles sur le sujet. Entre autres, il parle de l’exode de jeunes enseignantes et enseignants qui trouvent refuge notamment chez nos voisins ontariens. Selon les statistiques, les travailleurs établis à l’extérieur du Québec reviennent rarement au bercail après une période d’environ six années. Passé ce délai, ces personnes ont recréé un réseau ou ont fondé une famille et se plaisent dans leur milieu d’adoption. Comme il existe peu de données sur le phénomène de l’émigration québécoise, il est difficile d’établir des stratégies afin de retenir ces travailleurs dont l’expertise est convoitée. Le ministère de l’Emploi n’aurait pas de programme dédié à la rétention de cette main-d’œuvre et se consacrerait plutôt à l’embauche de travailleurs étrangers!

Un dossier à suivre…