Accueil » Archives pour février 2017

Mois : février 2017

lettre de bienvenue

Les membres du Conseil d’administration ainsi que les membres du personnel de l’APRFAE vous souhaitent la bienvenue dans notre nouveau site. Deux critères ont prévalu lors de la conception du site : simplicité et sobriété. Vous constaterez que ces deux objectifs sont atteints en naviguant sur le site. Inspirés par les couleurs de notre logo, nous présentons une information diversifiée et facile d’accès.

Malgré tous nos efforts, le site est certainement perfectible. Mais la souplesse de la plate-forme utilisée nous permettra de corriger rapidement les coquilles (on en trouve toujours…) ou d’ajouter des éléments pour l’enrichir.

Tous nos remerciements au comité qui a travaillé sur le site : Bernard Gendron, administrateur et responsable du site WEB au Conseil d’administration, Danielle Turgeon, secrétaire de l’APRFAE mais également webmestre et Nicole Frascadore, présidente et responsable du dossier informatique. Un merci particulier à notre technicienne, Chantal Couture, qui a su nous guider, nous conseiller et même réaliser certains de nos rêves.

Le système public

L’urgence de bonifier le système public | Le Devoir

À l’heure actuelle, le Régime des rentes du Québec et le Régime de pensions du Canada couvrent environ 25 % des revenus d’avant la retraite.

La bonification des systèmes de retraite publics devrait relever à au moins 40 % le taux de remplacement du revenu préretraite, augmenter le maximum des gains admissibles à au moins 69 900 $ et renforcer l’appui aux personnes à faible revenu.

À quelques semaines des discussions entre le ministre fédéral des Finances et ses homologues provinciaux sur les façons d’améliorer le système, voilà ce que propose l’économiste Ruth Rose, professeure à l’Université du Québec à Montréal pendant 35 ans dans un document d’analyse de l’Observatoire de la retraite. L’Observatoire, dont les partenaires sont principalement issus du monde syndical, a été mis sur pied par l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC).

« Là où ils sont rendus, Ottawa et les provinces n’ont pas le choix d’arriver à un projet concret d’ici la fin de 2017, et ensuite, la mise en vigueur prendrait au moins trois ans », dit Mme Rose.

À l’heure actuelle, le Régime des rentes du Québec et le Régime de pensions du Canada couvrent environ 25 % des revenus d’avant la retraite. Les taux de cotisation sont respectivement de 10,65 % et 9,9 %, assumés à parts égales par les employés et les employeurs.

La Sécurité de la vieillesse, disponible à 65 ans pour tous, épaissit le coussin un peu, alors que le Supplément de revenu garanti prévoit des sommes pour les personnes à faible revenu. Le reste vient des régimes de retraite gérés par les employeurs et l’épargne personnelle.

Voici ce que cela veut dire, en termes concrets : le Régime des rentes du Québec offre un maximum de 13 110 $, alors que la Sécurité de la vieillesse fournit 6846 $. Le Supplément de revenu garanti peut épaissir un peu le coussin dont dispose une personne à faible revenu vivant seule.

Renforcer le système

Depuis quelques années, cependant, les administrateurs de régimes, les regroupements de retraités, les actuaires et les élus cherchent à renforcer le système. Ce souhait s’accompagne d’un contexte où la volatilité des rendements, l’allongement de l’espérance de vie et la pauvreté des personnes âgées sèment l’inquiétude.

Exaspéré par la lenteur des pourparlers avec Ottawa, le gouvernement ontarien est allé de l’avant en 2015 avec son propre système de bonification du régime public, auquel les entreprises devront commencer à cotiser en 2018. La province veut couvrir 40 % des revenus, ce qui coûterait une cotisation supplémentaire de 3,8 %. Le début du financement était d’abord prévu pour 2017 mais la province a récemment annoncé un report, cela ayant pour but de permettre la tenue de discussions.

Mme Rose, dont la proposition mélange des éléments des principales idées sur la table, n’a pas procédé à une analyse actuarielle. Mais elle croit que sa propre proposition entraînerait un coût se situant entre 3,3 % et 3,8 % pour les gains admissibles se situant sous 54 900 $, et entre 6,6 % et 8,3 % pour les gains supérieurs à cela. L’entrée en vigueur se ferait sur 15 ans.

Elle suggère notamment de fournir de l’air frais aux personnes à faible revenu : l’exemption de cotisation sur les premiers 3500 $, qui s’applique à tout le monde, serait augmentée à 15 000 $. « C’est un des éléments les plus importants. De toute manière, les gens qui ont de faibles revenus pendant leur vie active ont un bon taux de remplacement de revenu à la retraite. Ça demanderait une subvention du gouvernement fédéral pour assurer une rente minimum [de 2150 $] pour les gens qui ont eu des revenus moyens de carrière inférieurs à 15 000 $. »

Cette aide du gouvernement fédéral s’explique par le fait qu’une hausse de l’exemption ferait diminuer les montants qu’il dépense au chapitre du SRG, a dit Mme Rose.

Une myriade d’autres propositions ont été avancées au cours des dernières années, de l’incitation à l’épargne volontaire à une majoration générale des régimes publics. Tous ne s’entendent pas sur le taux de remplacement à viser, de même que la période d’entrée en vigueur.

Une de ces idées, avancée par la FTQ et le Congrès du travail du Canada, consisterait à relever le taux de remplacement à 50 %, alors qu’une idée qui circulait chez les ministres des Finances en 2013 reposait sur une amélioration du taux de remplacement à 35 % et une augmentation du maximum des gains admissibles. Ce maximum se situe actuellement à 54 900 $.

Le ministre québécois des Finances, Carlos Leitão, n’est pas contre l’amélioration des régimes publics. « Ce ne sont pas tous les groupes de travailleurs qui ont besoin d’une amélioration du régime de pension », a-t-il prévenu toutefois en décembre 2015, cité par La Presse canadienne. Il serait ainsi « potentiellement » pertinent d’améliorer le système de prestations pour ceux dont le revenu annuel oscille entre 50 000 $ et 75 000 $, a-t-il signalé.

LES ÉCOLES PRIVÉES DU QUÉBEC À L’ABRI DE L’AUSTÉRITÉ

Par
Le monde scolaire québécois est parcouru par une séparation nette entre le réseau public et les écoles privées. Après l’application des mesures d’austérité par le gouvernement Couillard, il appert que les écoles privées ressortent de ces dernières années de coupes avec un positionnement qui les avantage encore plus qu’avant comparativement aux écoles publiques. Dans une note publiée hier, j’ai réalisé une analyse comparative des revenus des écoles privées et publiques, et les résultats sont limpides : les écoles privées ont traversé beaucoup plus facilement cette période difficile.
Tout d’abord, en faisant le portrait des transferts gouvernementaux des quinze dernières années, on s’aperçoit que les écoles privées étaient mieux préparées pour affronter les années d’austérité. De 2001-2002 à 2015-2016, ces transferts avaient augmenté de 18 % au privé contre 11 % au public. Cet avantage marqué pour le privé est encore plus important lorsqu’on prend en compte leurs revenus totaux, qui ont grimpé de plus de 40 %. Ces chiffres portent à croire que les établissements d’enseignement privés avaient les reins plus solides et étaient davantage prêts à supporter les compressions.Ensuite, des sources de revenus plus diversifiées ont permis aux écoles privées de mieux s’adapter aux aléas du financement gouvernemental. Alors que les commissions scolaires sont dépendantes à plus de 75 % des transferts gouvernementaux du ministère de l’Éducation, les écoles privées, elles, peuvent compter sur un plus large éventail de sources de revenus. Par exemple, les « contributions des élèves » (droits de scolarité) représentent 29 % de leurs revenus; leurs « revenus généraux », 16 % et les « dons », 5 %. Cette diversification les prémunit contre les courses au déficit zéro et autres objectifs de compressions imposés par Québec.Pour bien comprendre la différence entre l’exposition des écoles privées et des commissions scolaires aux compressions, il est intéressant de relever que, en 15 ans, les années de coupures n’ont pas eu les mêmes conséquences dans chaque secteur. Du côté du privé, à trois occasions leurs subventions en provenance de Québec ont baissé. Cependant, à chaque fois, la diversification de leurs revenus a fait en sorte que leurs revenus totaux ont tout de même augmenté.À l’opposé, les quatre années durant lesquelles le financement public des commissions scolaires a chuté ont résulté en un recul de leurs revenus totaux. En clair, le privé peut compenser les coupes tandis que le public n’a pas cette marge de manœuvre. Le bilan de l’austérité aura donc été d’accroître les écarts de financement à l’avantage du privé.Il est également important de mentionner que la population fréquentant les écoles publiques ne ressemble en rien à la « clientèle » du privé. Les écoles privées ont la possibilité de procéder à un écrémage de leurs élèves en ne sélectionnant que les « meilleurs éléments ». Ceux-ci nécessitent beaucoup moins de suivi que les élèves avec des troubles d’apprentissage ou provenant de milieux plus défavorisés.De plus, de 2001-2002 à 2012-2013, le taux d’élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA) est passé de 12 % à 22 % dans le réseau public alors qu’il se situe à moins de 5 % dans les écoles privées. Pour la même période, la formation professionnelle dans le secteur public a également augmenté de 25 % et la formation des adultes de 13 %. La responsabilité éducative qui incombe aux écoles publiques est nettement plus complexe et exige conséquemment des ressources supplémentaires.Une tendance se démarque clairement : autant pour les centres de la petite enfance (CPE) et les CLSC que les commissions scolaires, le gouvernement libéral laisse tous ses réseaux publics se détériorer au profit de l’essor d’établissements privés, qui opèrent selon leurs propres objectifs et suivant leurs propres intérêts. Cette orientation n’a rien de rassurant pour l’avenir.